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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 10:07

 

Les Echos d'Alhemax 1

 

Il est temps pour moi de reprendre mon journal du Lundi. Je n'ai pas encore changé l'entête mais je m'accroche encore au caillou.

 

Un défi à releverApresschool.png

 

Sans titre 1

 

Après une année d'école de commerce sur Chambéry, Maximilien est parti pour 6 mois en Inde en tant que bénévole dans l'association AprèsSchool d'Yves Duteil. Il s'occupe des enfants âgés de 3 à 12 ans dans le domaine sportif. Il est parti depuis le 21 décembre et les nouvelles sont très bonnes. L'accueil qu'il a reçu est plus que chaleureux. Il a déjà des fans parmi les enfants. Depuis la semaine dernière, les cours de voile ont commencé.

 

 

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Je pense que cette expérience va être très enrichissante pour lui et qu'elle va lui ouvrir des nouveaux horizons. Il sera de retour au mois de Mai avec  la tête remplie de merveilleux souvenirs.

 

L'hiver en Bretagne

 

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Depuis mon retour dans le Finistère Sud, je n'ai plu le décalage horaire, mais un énorme décalage quant au climat !!! Je ne sais plus comment m'habiller, de toute façon, je n'ai pas vraiment les vêtements qu'il faut !!! C'est simple, j'ai chaud. Dire que la Bretagne est humide est un euphémisme !!! Que l'on ne vienne pas me dire cet été que les nappes fréatiques sont à sec !!!

 

Nostalgie

 

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Mon île me manque. Pour le moment, j'y suis toujours tout en n'y étant plu et pareil pour la Bretagne. J'aurai juste envie de m'asseoir sur ce banc à Ravenel face à la mer et plonger mon regard dans l'horizon infini. J'ai encore la chance d'avoir la mer ici. Il faut simplement laisser le temps au temps.

 

 

Santé

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Les trois infiltrations n'ayant fait que peu d'effet, la décision d'opérer a été prise. Cela aura lieu le Lundi 18 Février. Si tout se passe bien, je n'ai que 3 jours d'hospitalisation mais après 1 mois de repos total. Euh là les copines m'ont déjà prévenues qu'elles venaient me ligoter au lit !!! Je vais devenir une femme bionique !!! Une fois l'hernie enlevée, le chirurgien va remplacer la vertèbre défaillante.

 

 

Humour

 

Je ne vous ai jamais dit où mon époux travail ? Alors voyez par vous mêmes et no comment !!!

 

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De tout et de rien

 

Ayant fait une réaction à la dernière infiltration, oui j'ai voulu copier Lans Amstrong !!! J'étais dopée à la cortisone et je peux vous assurer que les cartons n'ont pas compris ce qu'ils leur arrivaient. Toujours est-il que j'ai bien avancé et que ma maison a repris figure humaine. Ce week-end je pars sur Paris, mon époux me manque alors un week-end en amoureux s'avère nécessaire. La petite Cheyenne continue à grandir et ce n'est que du plaisir.

 

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Je vais vous souhaiter une excellente semaine à tous et toutes en terminant par une photo de St Pierre.

 

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Merci à tous et toutes de votre fidélité.

 

 

Ag


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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 00:00

 

 

Les Echos d'Alhemax 1

 

Voici le dernier écho, le départ approche et je vais mettre le blog en pause. Je vous retrouverai durant l’été mais doucement, très doucement. Je vous explique pourquoi.

 

J’ai deux amours

 

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Vous aurez compris en lisant mes souvenirs d’enfance que j’ai été très marquée par la méditerranée. Il y a 28 ans, je découvrais le Guilvinec dans le Finistère sud. Et oui l’homme de ma vie y avait déposé son cœur d’enfant, de jeune homme et d’homme. Alors sa femme et ses enfants devaient eux aussi en profiter. (Vous avez lu comme c’est bien dit … meuh non ce n’était pas dans le contrat de mariage… meuh non je n’étais pas obligée d’aller passer les vacances chez mes beaux-parents…) Toujours est-il, que je m’y suis bien plu, même si je n’ai toujours pas digéré la température de l’eau… J’y ai passé régulièrement les deux mois d’été avec les enfants et je n’en garde que des bons souvenirs. Avec le temps moi aussi j’y ai déposé mon cœur et je pense pouvoir dire que les enfants aussi. Nous avons pris notre envol en achetant notre maison mais en restant toujours proches de mes beaux-parents. C’est maintenant le lieu des retrouvailles de toute la famille, c’est notre point d’ancrage. J’aime ces moments que nous passons tous ensembles même si les choses évoluent. Beau-papa ne vient plu à la plage depuis de nombreuses années, Belle-maman de moins en moins, les enfants partent vers d’autres destinations mais pour mieux revenir après, certains ne sont plus de ce monde, mais des petits sont arrivés. C’est tout simplement la roue de la vie.

 

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J’ai découvert l’archipel de St Pierre et Miquelon, il va y avoir bientôt 14 ans, j’ai simplement suivi mon époux. (Meuh non je n’étais pas obligée…) Ce lieu m’a conquis. J’aime y vivre malgré un climat parfois rigoureux. Je pense vous l’avoir fait découvrir et je pense que vous êtes séduits aussi. Les enfants ont quitté le nid depuis 8 ans et nous continuons notre petite vie tranquillement avec mon époux. Malgré tout, l’éloignement me paraît plus difficile à assumer depuis quelques années. Mais il ne faut pas que je me plaigne, nous avons la chance de pouvoir retourner en métropole deux fois par an. Malgré tout quand arrive le mois de juin, l’envie de retrouver ma famille, mes amis, devient de plus en plus forte et j’ai des fourmis dans les pieds. Départ cette année et avec Monsieur, le 19 Juin. Nous l’attendons tous les deux avec impatience.

 

bouquet-fleurs

Le blog tient une grande place dans ma vie sur l’archipel, j’aime vous le faire découvrir, partager avec vous cette nature hors du commun. Mais il est vrai que faire une pause aussi est nécessaire pour se ressourcer. Je viendrai vous rendre quelques petites visites et déposer quelques articles pendant l’été. J’espère que vous passerez un bon été. Si par hasard certains d’entres vous passent par le Guilvinec, envoyez moi un message, on ne sait jamais, on pourrait passer du virtuel à la réalité.

 

 

Ag

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 00:00

 

Les Echos d'Alhemax 1

 

Je me permets de continuer la partie souvenir. Le temps des vacances est proche alors je fais plus léger.

 

Je me souviens

 

La dernière fois je vous parlais de mon amour du bateau. Revenons un peu sur mes merveilleux souvenirs de vacances dans le midi.

 

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Mon Oncle et ma Tante avaient acheté un terrain à Villeneuve-Loubet et comme mon grand père était maçon, c’est lui, avec l’aide de ma grand-mère, qui a construit cette merveilleuse maison de vacances. A l’époque nous étions dans le quartier maraîcher, avec devant des champs de courgettes, de tomates … La maison était à flanc des collines et le terrain s’étirait vers le haut avec dans une première partie des plates formes et après la nature simplement. Mais quel terrain d’aventure pour les enfants que nous étions. Il y avait la plate forme du terrain de boules, pour des parties endiablées et aussi notre plate forme à nous, qui était le royaume de nos cabanes. Je me situais au milieu de mes cousins. Pascal 14 ans, Stéphane, 10 ans, Agnès 6 ans. Puis arrivèrent 8 ans plus tard mon cousin Simon et ma sœur Estelle. D’ailleurs par rapport à la naissance de Simon, je ne comprenais pas bien. J’avais entendu dans les conversations des adultes que c’était un accident. J’avais beau chercher dans mes souvenirs, je ne voyais vraiment pas quand ils avaient eu un accident de voiture !!! Et oui à l’époque nous n’étions pas au courant de certaines choses comme les enfants d’aujourd’hui. En général nous passions les 3 mois d’été là-bas.

N7-video.JPGMais avant d’y arriver, il y avait le voyage et là je n’ai pas que des bons souvenirs. La route était longue avant d’arriver. A l’époque, il n’y avait que peu d’autoroutes et nous empruntions la célèbre nationale 7. J’ai connu des voyages qui ont duré 17 heures !!! Pour des enfants c’était long. Malgré tout que de souvenirs de ces voyages. Les arrêts pique nique, les embouteillages, la chaleur, les gâteaux que nous mangions. Et enfin nous arrivions. Ce dont je me souviens, c’est l’odeur des pins qui venaient titiller mes narines et le bruit des cigales. Mais avant d’arriver, on s’arrêtait histoire de coiffer les enfants, de rajuster leurs vêtements afin d’être correct pour mes grands-parents. Et la descente continuait, le dernier tournant arrivait et au début du chemin, mes grands-parents étaient là qui attendaient. C’était l’effervescence des retrouvailles. On ne se voyait qu’une fois pas an. Tout le monde descendait heureux de pouvoir se dégourdir et finissions le chemin à pieds. C’était des moments de grande euphorie.

limg-544832160.jpgLe souvenir principal que j’ai de ces vacances est Liberté. Il n’y avait aucune contrainte, si ce n’est les heures de repas. Il faut dire qu’à l’époque les dangers n’étaient pas les mêmes que maintenant, et il y avait sûrement une part d’inconscience de la part des parents. Mais nous avons eu de la chance, jamais rien de grave ne nous est arrivé. J’ai retrouvé ce sentiment de liberté en lisant La Gloire de mon Père de Marcel Pagnol. Mon cousin Stéphane avait une imagination débordante et moi qui avais 4 ans de moins, je le suivais béatement dans toutes ses idées. Les collines et les champs étaient notre royaume où des monstres, des cows boys et des indiens nous attendaient … Nous étions des robinsons crusoé qui devions apprivoiser la jungle qui nous entourait.

PHOTO-BLOG-LOUP-1.gifAucune activité n’était organisée pour nous. Pas besoin d’aller en payant dans des parcours d’aventures, faire de l’accro branche, rafting ou je ne sais quoi. Tout cela nous le faisions naturellement. Grimper aux arbres ne nous a jamais posé de problèmes, couper les branches à une jonction pour en faire des frondes avec de la chambre à air, aller se baigner dans le torrent là ou il y a le plus de turbulences, euh là c’était interdit, mais !!! Ramasser les saletés de la plage pour aménager notre cabane, courir dans les champs en passant dans les systèmes d’arrosage pour se faire mouiller tout en chapardant quelques tomates au passage que nous mangions durant notre course folle, là non plu nous n’avions pas le droit. Mais c’est en bravant ces petits interdits que nous avons grandi, que nous nous sommes structurés. Actuellement, il y a peu d’interdits alors on va vers des choses plus lourdes !!!

normal pinedes-dans-les-calanques-21Les parties de belotes, de pétanque, les courses à vélo, la chasse aux araignées, les baignades, les clapiers que nous ouvrions pour regarder courir les lapins (pas content le voisin), les fleurs cueillies pour être offertes à grand-mère, les allers et retours à pied (2 kms) pour aller au village faire une course, la petite pièce chapardée pour acheter un bonbon, l’arrivée le soir à la maison épuisés, sales, affamés. Le coucher, avec l’autorisation de lire des bandes dessinées, le rituel du passage du fli tox contre les moustiques et l’endormissement sans aucune question. Le matin arrivait, une nouvelle journée commençait et jamais, oh grand jamais, nous nous sommes dits, mais que va-t-on faire aujourd’hui ?

Que de bons souvenirs d’insouciance, de rires, de peurs, de vie tout simplement.

J’ai eu la chance de redécouvrir, ici sur St Pierre et Miquelon, cette liberté pour mes enfants. Ils ont vécu des aventures semblables quand nous allions sur Langlade. Pour moi cela a été très important qu’ils puissent découvrir cet aspect de la vie.

 

 

Ag

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 00:00

 

Les Echos d'Alhemax 1

 

Cet écho est très léger cette semaine, week-end de pentecôte oblige, tout le personnel n'est pas là !!!

 

J'ai la mémoire qui tourne

 

L’amour du bateau

 

20081206 165249C’est amour est né dès ma petite enfance. Je vous ai déjà dit que je passais toutes mes vacances dans les Alpes Maritimes à Villeneuve-Loubet. Nous nous retrouvions chez mes grands-parents avec oncle, tante et cousins pour les mois d’été. Le 1er bateau de mon oncle était un petit hors bord du nom de Quo Vadis. A l’époque, mon oncle avait une place au port Vauban d’Antibes. C’était encore un port à taille humaine, les pontons étaient en bois, depuis cela à beaucoup changé. Malgré la petitesse du bateau, cela ne nous empêchait pas d’embarquer toute la famille pour des pique-niques aux Iles de Lérins. Nous devions avoir une bonne étoile au dessus de nos têtes, nous étions plus qu’en surcharge, avec mes grands-parents à bord qui ne savaient pas nager, et même un de mes cousins âgé de 3 mois. Que d’aventures avons-nous vécu avec le Quo Vadis. La règle d’or de mon oncle pour les enfants était, dès que vous savez nager, vous avez le droit de faire du ski nautique. Je n’ai pas été longue à apprendre moi je vous le dis. Et j’ai commencé par l’aquaplane, puis en bis et en mono.

1634461_1.jpgPuis est arrivé un bateau plus gros, un Palaos, sous le nom de Jours heureux. Oh oui nous y avons vécu des jours heureux à bord. Marina Baie des Anges venait de naître et mon oncle a acheté une place dans le port. Que d’heures avons-nous passé enfants à trainer sur les pontons en imaginant toutes sortes d’aventures. Les îles de Lérins étaient toujours la destination de prédilection. Les retours le soir étaient parfois épiques car la méditerranée peut se montrer méchante parfois et le passage du cap d’Antibes n’étaient pas une mince affaire. Mais pour nous enfants, il n’y avait aucun danger mais de belles aventures. En pleine saison, il y avait tellement de monde sur la plage que mon oncle nous emmenait en pleine mer pour nous baigner. Et là nous faisions des plongeons de toutes sortes du haut de la cabine. Il nous est même arrivé de nous baigner parmi les dauphins et là j’ai ressenti des sensations extraordinaires.

L500xH325_jpg_A5_A006A0114-1a45b.jpgAdolescente, j’ai un peu délaissé la famille et j’ai fait parti d’un club dirigé par les CRS à Cagnes sur Mer. J’ai continué à faire du ski nautique et même à donner des cours. C’est à cette époque que j’ai commencé la voile à bord d’un 420. Mais ma préférence allait vers le ski nautique.

Maison et divers 012Puis ma rencontre avec mon époux m’a fait découvrir la Bretagne et l’Atlantique. Euh la température de l’eau n’était pas la même mais là aussi, j’ai rencontré un homme amoureux de la mer et des bateaux. J’ai encore pratiqué pendant quelques temps le ski nautique et j’ai découvert la pêche, puis les enfants sont arrivés et j’étais occupé autrement. Avec eux nous avons fait et nous continuons à aller sur les Glénans où nous passons toujours de délicieux moments. De l’atlantique sud je suis passée à l’atlantique nord en arrivant sur l’archipel. C’est là que j’ai passé mon permis bateau et que depuis je navigue. Vous voyez, la mer, le bateau, font partis de ma vie.

J’ai passé mes vacances en méditerranée de 1960 à 1985. Je n’y suis jamais retournée depuis, cela a du énormément changer, mais c’est un rêve que de retourner sur les pas de mon enfance.

 

Un peu de tendresse

 

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Pentecôte

 

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Qui es-tu ?

 

Qui es-tu, douce Lumière, qui m'inonde et éclaire la nuit de mon coeur? Tu es plus proche de moi-même que moi, plus intime que mon intime même. et pourtant personne ne te touche ni te comprend. Et aucun nom ne peut t'emprisonner : Esprit Saint, Eternel Amour.

Edith Stein

 

 

Ag

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 00:00

 

Les Echos d'Alhemax 1

 

 

ev_115578001337001020.jpgPrésentation de la Collection « Beaux-Arts » de l'Arche :

Peintures, aquarelles, linogravures et graphites.

 

De la fin du 19ème siècle à aujourd’hui et du diorama aux petits formats l’ensemble de la collection Beaux-Arts du Musée s’expose pour la première fois le temps d’une soirée.

 

L’Art « à venir » se fera sous vos yeux avec les élèves de l’atelier de peinture de Mme Michèle Foliot. (Je vous dirais comment cela c'est passé).

 

Décoller : étêter la morue

 

400px_La_peche_de_la_morue_a_Terre_Neuve_en_1858.jpgAprès avoir piqué la morue, il faut la décoller, autrement dis la décapiter : cette tâche est généralement confiée à un novice, le plus costaud de préférence.

Il est debout dans le parc, cet enclos limité par 4 hauteurs de madriers, sanglé dans un ample tablier de toile de prélard ou de toile à voile goudronnée, et englué dans la morue dans la morue jusqu’aux cuisses, voire à la taille.

Il saisit des morues vidées, et tour à tour leur détache la tête, avant de les passer au trancheur. Le décolleur, parfois surnommé « deibler », sert 1 ou 2 trancheurs, et doit donc assurer un rythme de travail soutenu. Son outil de travail est la guillotine, morceau de bois dont le bout est aminci pour faire lame. Cette planche est souvent garnie d’une tôle pour être plus résistante. Le décolleur dispose aussi d’un couteau piqueur à portée main, planté dans l’étal. Il attrape la morue, en enfonçant le pouce de sa main droite dans l’œil, et les doigts dans la mâchoire. La morue est présentée la gorge en l’air, un doigt de la main gauche croche dans l’anus, et le décolleur tape la nuque du poisson sur la guillotine : elle casse net. Lorsque la morue est de grande taille, son poids oblige à accompagner le geste d’un bon coup de reins.

morue.jpgLe travail, accompli à un rythme élevé imposé par la suite de la chaîne de travail, au milieu de la masse gluante et glaciale des morues rendue mobile par le roulis, est épuisant. Les têtes de morues sont jetées à l’eau, et leur vol rase les têtes des terre-neuvas voisins. Lorsque l’on reste longtemps au même mouillage, leur accumulation à la réputation de chasser le poisson. Mais parfois, on les conserve à bord comme boëtte pour à bulots.

Le coup appliqué sur la guillotine doit être donné avec fermeté, mais aussi avec précision. Il arrive, si la nuque est brisée trop haut, que le 1er os de la tête reste solidaire du corps du poisson : on appelle cet os, le « perroquet ». Il faut alors pour l’enlever recourir au couteau. C’est du temps de perdu, et une difficulté supplémentaire pour le trancheur qui succède au décolleur dans la chaîne de travail. Le trancheur « gueule » donc, et laisse généralement le soin de retrancher cet os à l’énocteur. Celui-ci, le fera sauter à l’aide d’une cuillère au côté tranchant. Lorsqu’il ne le fait pas, « le Cap’taine disait alors : Dis donc, tu m’as laissé un perroquet, espèce de salaud, et il lui envoyait la morue au visage ».

 

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Une émission philatélique aura lieu le Mercredi 16 Mai

 

Il s'agit du bloc "Le Travail des graves", reproduction en offset d'une toile monumentale de Gaston ROULLET exposée au Musée de l'Arche.

 

Ce bloc de 6 timbres d'une valeur faciale de 0.60€, soit 3.60€ le bloc, est tiré à 80 000 exemplaires (dont 5 000 pour l'Archipel).

 

L'émission 1er jour se tiendra au Musée de l'Arche de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 16h30.

 

Une enveloppe ainsi que deux cartes 1er jour seront également en vente à cette occasion.

 

Il est à noter que la vente généralisée du timbre dans les bureaux de Poste Philatélique de Métropole aura lieu à compter du Samedi 19 Mai.

 

Souvenirs

 

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Nous sommes en 2006, Naya vient de faire la traversée sur l'Aldona, et je suis à Miquelon avec un ami qui a la gentillesse de venir avec sa voiture et sa remorque !!!

 

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Comme vous le constatez, elle n'est pas stressée et dans les choses amusantes, quand au loin elle voit d'autres chevaux, elle les salue par des hennissements. Nous parcourons les 25 kms qui séparent Miquelon de Langlade puis je la scelle et partons direction la plaine de chez Capandeguy. Et là, je laisse Naya en liberté. A cette époque là, je la laissais dans les buttereaux jusqu'au moins de novembre décembre. Mais chaque année, j'avais droit à un poulain.

 

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A ce moment là, elle est seule, mais rapidement elle va retrouver les autres chevaux et se mettre sous la coupe d'un étalon.

 

 

 

Ag

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 00:00

 

Les Echos d'Alhemax 1

 

 

 

Le travail du poisson

 

Piquer : vider les poissons

Décoller : étêter la morue

Trancher : Transformer un poisson rond en poisson plat

Laver, énocter, affaler : la morue rejoint la cale

 

morue-20habill-E9e.gif« Piquer » est le terme utilisé à bord des terre-neuviers malouins, il renvoi au « piqueu » sur lequel est plantée la morue, qui ne doit pas être confondu avec le « piquois » qui a servi à jeter la morue du doris à bord, ni avec le couteau dit « piqueur » dont la pointe va entamer le ventre.

Les Fécampois lui préfèrent celui « d’ébreuiller », tiré des « breuilles », les tripes du poisson, tandis que l’expression générique est le verbe « ébréguer ».

Il s’agit de la 1ère phase du travail du poisson, de la 1ère étape dans « l’habillage » où l’ « abiennage » comme on appelait autrefois la préparation de la morue : elle consiste à la vider.

La morue, qui a été jetée par-dessus la lisse au retour des doris, est donc empilée sur le pont, entre le par et les bordés. Elle occupe l’espace baptisé « grande rue », entre le mât de misaine et l’avant de la dunette.

Les pêcheurs vont maintenant devoir s’attaquer à cette masse gluante, et chacun des équipages, de doris est tenu de vider autant de morue qu’l en a embarquées.

div002b1.jpgSitôt avalée une rapide collation au retour du relevage des lignes, le capitaine appelle « à la pique ! ».

Une partie des piqueurs s’installe devant la lisse, face à la mer, tandis que l’autre partie fait face au parc.

Ils laissent entre eux une place suffisante pour travailler sans se gêner, et pour pouvoir jeter le poisson dans le parc après le piquage. Face à chacun d’entre eux, le piqueu est planté dans la lisse ou l’étal : il s’agit d’une tige de fer d’une vingtaine de centimètres, effilée aux 2 bouts, et percée d’un trou au milieu.

L’officiant est armé d’un couteau : c’est un couteau classique, dont la lame est plane, droite et très effilée, sans garde, à virole, et équipé d’un manche de bois rond.

Le piqueur saisit, de sa main gauche gantée, la tête de la morue. Son pouce engagé dans l’œil, et ses doigts sous la gorge renversent la tête du poisson, qui est ainsi enfilée au piqueu. Sa main droite donne alors les quelques coups de couteau nécessaire à l’opération. Le 1er est appliqué en travers de la gorge, les 2è et 3è remontent de chaque côté pour former un triangle et dégager le « chignon », cette pointe de chair qui se trouve derrière la tête. Le coup de couteau suivant consiste à ébréguer proprement parler : la pointe du couteau est introduite dans le nombril du poisson, et un mouvement de bas en haut permet de fendre la peau du ventre pour libérer les viscères.

navirf1.jpgQuand le piqueur a fini de vider son nombre de morues, ce qui demande généralement une bonne heure ou 1 h 30, il compte parfois les langues pour vérifier qu’il a bien piqué son quota, il récupère son piqueu qu’il range avec son couteau piqueur. Ranger le piqueu est une mesure élémentaire de sécurité.

Vers midi, que les morues soient piquées en totalité ou en partie seulement, le capitaine envoie « tout le monde à boëtter ». L’urgence est toujours de préparer les lignes pour attraper de nouvelles morues ; celles qui sont déjà sur le pont peuvent bien attendre un peu avant qu’on finisse de les préparer.

 

Charles Hedrich, le touche-à-tout de l’aventure


Après l’ascension de l’Everest, un record océanique à la rame, le premier tour du monde à la voile par les deux pôles, Charles Hedrich s’attaque à la traversée aller-retour non-stop de l’Atlantique à la rame.

661231 19584099 460x306Charles Hedrich va faire l'aller-retour non-stop de l'Atlantique à la rame en solo. 11 000 kilomètres, cinq à sept mois de mer sans escale et sans ravitaillement. Le parcours : Amérique du Nord, Europe, Canaries et Antilles. Une première mondiale, personne à ce jour, en solo ou en équipage, n'ayant tenté une telle aventure.

Voici la nouvelle expédition que Charles Hedrich débutera en juin. Il entamera sa traversée de l'Atlantique Nord d'ouest en est, au départ de Saint-Pierre-et-Miquelon, archipel français sur les côtes de l'Amérique du Nord, pour une descente jusqu'aux îles Canaries en longeant les côtes françaises, espagnoles, portugaises et africaines, pour se lancer sans escale et sans ravitaillement dans une nouvelle traversée d'est en ouest pour une arrivée aux Antilles, prévue pour décembre prochain.

Préparation à Marans

Une telle préparation se renouvelle aujourd'hui, avec un nouveau rameur plus long (7 mètres), avec une cabine de 1 mètre carré et se retourne automatiquement en cas de chavirement. 180 kilos de nourriture (850 g par jour) seront embarqués pour l'aventure, un stock élaboré par un nutritionniste pour éviter les carences.

Côté préparation, Charles Hedrich s'échauffe au ski et à vélo, et bientôt reprendra la rame. Il affiche un moral d'acier et une volonté de retrouver la mer et la solitude.

charles-hedrich.jpgDe passage à Marans, lundi dernier, Charles Hedrich a essayé son rameur dans le port de Marans sous le regard des curieux. L'embarcation quittera Les 3 Cap, le 20 mai prochain, pour rejoindre son point de départ.

À 59 ans, cet ancien chef d'entreprise enregistre, depuis 2003, un joli palmarès d'aventures : record de la traversée de la Manche sur 60 pieds en équipage, tour du monde à la voile en solitaire sans escale, ascension de l'Everest par la voie tibétaine, expédition de 550 kilomètres en Antarctique en solo et en totale autonomie, première traversée Pôle Nord - Groenland en autonomie et sans ravitaillement, premier passage du Nord-Ouest à la voile en solo avec montée sur Resolute Bay, premier tour du monde par les deux pôles, expéditions en Afghanistan, etc.

 

Un prix littéraire sur l'Archipel

 

touriste-98x150.jpgComme chaque année depuis 2009, le Député a invité les membres du jury du prix littéraire de l’Archipel « Récits d’ailleurs » du Lycée Emile LETOURNEL, leur professeur encadrant et le lauréat du prix.

Pour cette quatrième édition, les lycéens auront choisi le roman de Julien BLANC-GRAS, « Touriste ».

L’auteur, qui se définit comme « touriste professionnel », y narre ses escapades souvent rocambolesques aux quatre coins du monde, parfois agréables, parfois risquées, mais toujours avec humour et légèreté.

ev_591877001336566297.jpgC’est à chaque fois un vrai plaisir pour Annick GIRARDIN de rencontrer les auteurs qui ont retenu l’attention des lycéens, de discuter de leur expérience d’écriture, de leur perception de l’Archipel après ce court séjour et d’échanger avec les jeunes sur les raisons qui ont motivé leur choix, mais aussi sur un tas d’autres sujets qui les préoccupe.

Nous avons pu rencontrer l'auteur pour des dédicaces à la bibliothèque. Remarquez comme l'escalier de notre biliothèque est original.

 

Une rencontre, une histoire

 

Quarantaine-04-006_1.jpgIl y a 8 ans notre fille s’envolait vers la métropole pour ses études. Les enfants s’en vont les animaux restent. Je me suis retrouvée donc à m’occuper de sa jument Naya. J’ai retrouvé des photos de l’époque. Naya arrivait des buttereaux, c'est-à-dire de Langlade où elle avait passé tout l’été en liberté. La bétaillère m’attendait sur le quai de St Pierre et direction l’écurie. Il ne fut pas facile de la sortir car elle ne voulait pas et comme moi j’étais morte de peur, les choses ne furent pas facile. Voici donc mes 1ers moments avec elle. J’avais tant à apprendre, et je ne savais vraiment pas où cette aventure allait me mener. Je peux vous assurer que je n’en menais pas large et que je sentais les battements de mon cœur. La peur est restée longtemps, mais Naya a su m’apprivoiser. Elle m’aura appris beaucoup de choses, et je continue à apprendre. Il y a vraiment une relation qui s’est établie. Je suis très fière d’avoir pu relever ce défi et j’ai aucun regret d’avoir eu à m’en occuper.

 

Quarantaine-04-007_1.jpg

 

 

 

Ag

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 00:00

 

Les Echos d'Alhemax 1

 

 

En pêche sur les bancs

La grande préoccupation des pêcheurs n’est pas la présence de la morue, qui sauf de rares exceptions, est abondante, mais les moyens de se procurer de la boëtte en quantité suffisante.

20040613boettage_image500.jpgLes exceptions ne sont peut-être pas si rares, mais en dehors des années de « faillette » où elle déserte les bancs pour des raisons ignorées de pêcheurs – qu’expliqueront ultérieurement les scientifiques de l’OSPTM -, la morue abonde généralement sur les bancs de Terre-Neuve. Il est évident que « la pêche aux cordes » requiert un volume important de boëtte. Un appât en quantité suffisante et d’une alité qui convienne à la morue n’est pas toujours facile à trouver et sa recherche implique d’un consacrer du temps ou bien de l’argent, si elle achetée comme ce fut longtemps le cas. La recherche de la boëtte constitue donc un enjeu majeur de la pêche à Terre-Neuve à l’époque.

Le terme de boëtte est une francisation du mot breton « boed », qui signifie tout simplement « nourriture ». La boëtte est donc la nourriture qui va attirer le poisson, l’appât.

Au XIXe siècle, la boëtte favorite des pêcheurs des établissements du French Shore était le hareng frais que l’on utilisait d’avril à juin. Les navires banquiers boëttaient eux aussi au hareng pour leur 1ère pêche. Ils passaient à Saint-Pierre en début de campagne déposer les équipages des goélettes coloniales et acheter du hareng salé fourni par les « galopeurs » qui venaient des baies de Fortune et Plaisance sur les côtes de Terre-Neuve.


meb01_000055_p.jpgLe capelan constitue invariablement la 2ème boëtte de seconde pêche, de juin à juillet. C’est un petit poisson qui se déplace en bancs très compacts pour venir frayer sur les côtés de Terre-Neuve et du Saint-Laurent courant juillet. Il arrive toujours un peu avec une précision de métronome entre le 12 et 15 juin, dans les anses de St Pierre et Miquelon en quantité telle que la mer prend une couleur laiteuse.

 

 

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Les pêcheurs locaux l’attrapent au bord de l’eau, le long du rivage, et le vendent aux navires de pêche, soit frais sur glace, soit séché à 3 soleils et légèrement salés.

 

 

 

 

 

La-turlutte-rose-bonbon-et-seiche_crop.jpgA peine le capelan s’est-il éloigné qu’arrive l’encornet, qui remonte du sud et passe à partir de mi-juin jusqu’à la fin de la campagne. Il est pêché à la ligne à main avec un plomb garni de pointes et peint en rouge que l’on appelle « turlutte ». Les navires achètent les capelans aux Saint-Pierrais – il est surtout pêché par les femmes de l’archipel – ou sinon aux Terre-Neuviens, et l’utilisent de juillet à septembre. Cette excellent boëtte d’été est malheureusement absente certaines années, elle disparaît par exemple, en 1930, ce qui pose un problème majeur pour toute la fin de la campagne de pêche des terre-neuvas.

 

Exposition :

   

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La Bibliothèque de Saint-Pierre a le plaisir d'accueillir dans ses locaux une exposition de ballons sculptés par Monsieur Yannick Audouze jusqu'au samedi 5 mai.

 

Animaux et personnages en tous genres seront de la partie dés l'entrée de la Bibliothèque et jusqu'à l'étage.

 

Une expo éphémère qui sort de l'ordinaire, toute en couleurs, toute en rondeurs.

 

Souvenirs.

 

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Dès notre arrivée, sur St Pierre, les enfants ont été s'inscrire à la patinoire. Les garçons pour le hockey et la fille pour le patinage artistique. Puis est né le patinage synchronisé. J'adorai regarder leur chorégraphie sur la glace. Une année elles ont la chance d'être sélectionnées et de partir à Tonroto.  Elles sont arrivées dernières mais ont vécu des moments extraodinaires. Pour ceux qui connaissent Héloïse, elle est la 2ème en partant de la gauche en haut.  A l'époque, elles avaient entre 14 ans et 15 ans. Le patinage synchronisé n'a pas continuer avec le départ des jeunes pour leurs études.

 

 

Ag

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 00:00

 

Les Echos d'Alhemax 1

 

Etant donné la brume qui a sévit toute la semaine sur l'archipel, il me semble important de revenir en arrière avec les terre-neuvas.


 

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Corne de brume

Corne de brume des marins terre-neuvas. Corne rudimentaire faite d’une Conque (lambi). Les cornes étaient laissées à même le fonds des doris. Les pointes s’émoussaient avec le temps et le mouvement des doris. « Un corne » était de genre masculin suivant l’appellation des pêcheurs à la morue.

 

 

 

 

003-copie-5Partir « en d’rive », la hantise des dorissiers

 

Outre le retournement, le risque majeur de la pêche en doris sur les bancs, est celui de ne pas parvenir à rallier son bord : on part alors en dérive « en d’rive » disent les terre-neuvas.

Le départ en dérive se produit généralement lorsque la brume ne permet pas de retrouver le navire, et lorsque le vent les éloigne, les 2 combinaisons n’étant pas alternatives mais parfois combinées sur les bancs de Terre-Neuve.

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En début d’été en particulier, la brume est fréquente, et le vent éloigne vers le nord-ouest.

On imagine, lors d’un départ den d’rive, l’angoisse que peuvent ressentir les 2 hommes isolés dans le doris perdu sur l’immensité des bancs, mais aussi le capitaine et l’équipage qui l’attendent, impuissants à bord du navire au mouillage.

Sur-les-bancs2.gifAprès avoir longtemps cherché dans la boucaille, les yeux brûlants de fatigue, écouté attentivement la corne à brume et les 2 coups de perrier, le 1er pour avertir, le 2ème pour vérifier sa direction au compas, nagé, observé le compas, corné dans leur lambis, nagé encore, posé l’oreille contre la sole du doris pour mieux entendre la corne du voilier, les 2 dorissiers, doivent se rendre à l’évidence de leur situation. Ils sont partis en dérive ; l’isolement et le froid se font plus intenses. Ils ne peuvent plus compter que sur leur bonne étoile et leur résistance physique. Les 2 jeux de boites zinguées d’eau et de biscuit – 8 biscuits dans chacune des 2 caisses à biscuit - du doris son parfois en triste état, et leur contenu n’est souvent plus consommable, il leur faut se rabattre sur la morue crue qu’ils ont péchée. Mais lorsqu’ils allaient tendre, et non pas relever les lignes, ils n’ont même pas cette ressource.

gr-E9ement-doris.gifIls constituent généralement une ancre flottante à l’aide d’une manne, voire d’une voile amarrée au de la bosse. Et l’attente commence.

C’est le moment où certains décident de faire un vœu : le père Yvon donne un exemple : d’ « aller faire brûler une chandelle à Notre-Dame-du Verger, avec des haricots dans les bottes ». Il précise que les dorissiers exaucés vont effectivement, dès leur retour à terre, accomplir ce vœu, à la chapelle éloignée de plusieurs kilomètres de Cancale, « avant même d’aller embrasser leur femme ».

De son côté, le navire attend au mouillage en général. On continue à corner tant qu’il y a de la brume, et d’observer le plan d’eau. Quelques fois, le capitaine choisit d’appareiller et se laisser dériver en espérant tomber ainsi sur le doris.

gabaritaffiche.jpgIl arrive que les dorissiers parviennent à rejoindre par leurs propres moyens le bord, une fois le vent calmé ou la brume tombée, souvent après une journée ou une nuit en mer. Plus fréquemment, le doris sera recueilli par un autre navire qui remettra les hommes à leur bord ou au navire hôpital qui assurera le transfert. Parfois aussi, le doris est retrouvé trop tard, avec le corps de dorissiers morts de froid et de soif, ou bien disparus de l’embarcation vide ou retournée. De nombreux dorissiers partis en dérive ont emporté avec eux le secret de leur fin.

(Extrait du livre TERRE-NEUVAS de Loïc Josse au Chasse-marée.

 

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Vocabulaire particulier aux marins sur les voiliers Terre-Neuvas


ACCORE D'UN BANC : bordure limite de ce banc.

AFFALER : descendre la morue en cale à l'aide d'une fourche.

AORNIE : Marées d'aornie ou de « cabane ». Journées pendant lesquelles on ne peut pêcher par suite de brumes, mauvais temps etc et pendant lesquelles les marins restent souvent allongés à dormir et à sommeiller dans leurs couchettes, dites cabanes.

AVANÇONS ou EMPIES : petite ficelle de 80 cm de longueur fixée sur la ligne à morues d'une part, de l'autre fixée à l'hameçon. Un avançon tous les deux mètres.

AVIRON : rame d'embarcation.

BAILLE : récipient en bois d'un mètre cube environ qui, rempli d'eau de mer, sert au lavage de la morue.

BANC : élévation rapide du fond de la mer.

BANC : pièce de bois dans un doris pour s'asseoir à ramer (ou nager).

cabane.gifBANNETTE : couchette du marin.

BANQUER : Un navire est « banque », quand il a laissé tomber l'ancre sur les bancs de pêche pour y tendre ses lignes.

BANQUER : arriver sur les bancs de pêche.

BANQUISE : amas de glaces morcelées.

BARACHOIS : port ou rade naturel.

BARROTER : remplir la cale de morues jusqu'aux barrots.

BÉRETS BASQUES : Sorte de végétation marine des fonds de pêche.

BINICASER : Conciliabule en cachette, à 5 ou 6 hommes, pour comploter.

BISTOUILLE : eau de vie.

BITTURE : Se dit aussi d'un homme qui a trop bu. Prendre une bitture signifie s'enivrer.

 

De tout, de rien

 

Malgré la brume de cette semaine, les températures sont vraiment remontées et l'habillement extérieur s'allège, ce que j'apprécie particulièrement. Le printemps est bien là, cela frémit de partout et c'est bon pour le moral.

Les enfants de St Pierre recommencent les cours lundi. Ils auront pu profiter de 15 jours de vacances où de nombreuses activités leur étaient proposées.

 

Quand la nature s'éveille !!!

 

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Si ces articles sur la grande pêche des bancs de Terre-Neuve, vous ont intéressé, je peux continuer, à vous de me le dire.

 


 

 

Ag

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 00:00

 

Les Echos d'Alhemax 1

 

 

001-copie-5.JPGEVASAN : Évacuation sanitaire.

Nous avons un hôpital à St Pierre. Mais il ne peut pas assurer tous les soins. Nous avons des missions de spécialistes mais il ne faut pas être dans l’urgence. En fonction de la gravité et de l’urgence des cas, les patients sont envoyés soit sur St John’s soit sur Halifax soit sur la métropole. Un accompagnement est possible selon certain critères car évidement tout cela a un coût. Sur St Jean, il y a un hôtel attenant à l’hôpital. C’est très succinct mais au moins vous êtes directement sur place. L’un des inconvénients d’une évacuation sur St Jean ou Halifax, c’est la langue. Si vous ne parlez pas l’anglais, vous pouvez avoir recours aux services d’un interprète en fonction de ses disponibilités. Mais tout cela n’est pas évident.

Le système de santé canadien est différent et j’aurai tendance à dire qu’ils considèrent St Pierre comme leur vache à lait !!!

Un exemple, la dame que j’accompagnais avait un rendez-vous le mercredi pour un IRM. Le lendemain rendez-vous avec le spécialiste. Sauf que le spécialiste n’avait pas les résultats de l’IRM et donc cette dame doit retourner sur St Jean pour 3 jours début juillet !!! Nous sommes dépendants aussi des liaisons aériennes.

Conclusion, il vaut mieux ne pas tomber malade sur St Pierre !!!! Facile à dire.

 

st_johns_transport.jpgSt John’s

 

St John's, aussi connu sous le nom de Saint-Jean, ou Saint-Jean de Terre-Neuve3 (une abréviation de St. John's Harbour), pour la différencier de Saint-Jean au Nouveau-Brunswick, est la capitale et la plus grande ville de la province canadienne de Terre-Neuve-et-Labrador dont la population atteint 100 646 habitants

 

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La ville est située sur la côte nord-est de la péninsule d'Avalon, dans le sud-est de l'île de Terre-Neuve sur l'océan Atlantique. Elle est la ville la plus à l'est en Amérique du Nord. Le centre-ville se trouve au nord du port de Saint-Jean et le reste de la ville augmente vers le haut et à l'ouest, au nord, et à l'est. La ville de Mount Pearl encadre Saint-Jean à l'est, ayant moins de population et étant légèrement plus petite en superficie.

Fait intéressant est que St. John's est plus proche de Paris que de Vancouver, ville qui est dans le même pays.

Malheureusement pour moi, je n'ai pas encore eu la chance de visiter la ville. L'hôpital est excentré par rapport au centre ville et le but de mon séjour sur St John's n'était pas touristique.

 

 

Mire-television.jpgCENSURE : le CSA, avant les élections présidentielles, oblige SPM Telecom à suspendre la diffusion, le vendredi 20 avril 2012 à 0h00, des chaînes suivantes : TF1 - M6 - DIRECT 8 - TMC - LCP - BFMTV - CNN - TV5.

Le cours normal de la diffusion reprendra le samedi 21 avril 2012 à 0h00.

Comme les Dom-Tom votent dès samedi, et que la loi interdit la propagande électorale la veille du jour du scrutin, le CSA a rappelé aux chaînes nationales leur obligation de ne pas diffuser d’informations politiques la veille du scrutin.

Le ridicule de cette loi à l’époque de la révolution numérique est révélateur que les hautes têtes pensantes ne comprennent pas vraiment qu'ils ne peuvent pas contenir l’info. Internet est passé par là, qu'ils le veuillent ou non.

Les internautes des Dom-Tom n’auront que l’embarras du choix pour obtenir nombres d’infos et visionner les dernières vidéos disponibles partout sur la toile mais pas sur les médias locaux

Les émissions de radio de France-Inter ont été coupées aussi !!! Comme si une population de 6 000 habitants dont 4 000 inscrits pouvaient avoir une incidence sur le résultat !!! Euh et l’internet, ils en font quoi !!! C’est du grand n’importe quoi !!! Pour moi cela équivaut à de la censure !!!

 

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Le PRINTEMPS. Depuis quelques jours les températures se sont adoucies, nous avons eu quelques jours de brumes mais aussi de très belles journées. Et voilà ce que j’ai pu découvrir !!! Il arrive le printemps. Mon dieu que cela fait du bien.

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isoloir-de-vote-diderot-1369342SOUVENIRS D’ELECTIONS. A l’époque je devais avoir 5 ou 6 ans, et je me souviens que le jour des élections étaient un grand moment. Dans un premier temps il fallait revêtir les beaux habits du dimanche !!! Et oui c’était un honneur que d’aller déposer son bulletin dans l’urne. Nous emmenions avec nous les 2 grands-mères qui habitaient en face de chez nous. Pour elles aussi c’était un grand moment. Pour moi qui n’étais qu’une enfant, cela revêtait un caractère mystérieux. Le préau de l’école était transformé et le moment où je rentrais avec maman dans l’isoloir m’impressionnait. Il y avait comme de la magie dans l’air. Après c’était la voix du grand Charles que nous entendions, une voix qui retentit encore à mes oreilles. Cette voix aura bercé mon enfance. Depuis ce jour, je n’ai manqué aucune élection même si parfois le choix s’avère bien délicat.

 

HUMOUR

 

Dur dur l'enfilage des préservatifs !!! Ils manquent de pratique !!!

 

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DE TOUT, DE RIEN

 

Comme je vous le disais l'autre jour, je suis revenue de St John's avec des microbes. Ils sont vraiment costauds et j'ai beaucoup de mal à récupérer. Dans les bonnes nouvelles, nous avons pu mettre les juments dans leur quartier d'été. Elles sont dans leur parc à l'éxtérieur. Pour le moment pas d'herbe alors elles ont droit à ma visite le matin et le soir pour leur ration quotidienne de 8 kgs de foin.

La bateau est parti en révision et aura un nouveau moteur. J'attends avec impatience le moment où je pourrai aller faire des balades en mer afin de prendre des photos quand il y aura le passage des baleines.

 

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J'espère que la lecture de ces Echos vous aura plu. Je vous souhaite une bonne journée à tous et toutes et je suis contente de vous retrouver.

 

 

Ag

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 00:00

 

Les Echos d'Alhemax 1

 

 

Les cloches de Pâques

 

61431_t4.jpgAu moment de Pâques, les cloches jouent encore aujourd'hui un rôle important dans toute la France. Après l'hymne du Gloria de la messe du jeudi saint, veille de la

mort de Jésus-Christ sur la croix, les cloches se taisent en signe de deuil jusqu'au Gloria de la veillée pascale. Selon la tradition on dit qu'elles vont à Rome pour se faire bénir et chercher des oeufs qu'elles répandent au retour dans les jardins. Le folkloriste Arnold Van Gennep pense que cette croyance serait apparue à la fin du XIIème siècle, avec l'interdiction venant de Rome de faire sonner alors des cloches de métal.

 

L'oeuf de Pâques

 

61423_t5.jpgL'oeuf symbole universel de perfection, est fêté au printemps car il est lié à la nouvelle vie et à la fécondité : il figure dans de nombreuses légendes sur l'origine du monde. Abondants dans les basses-cours à cette époque, les oeufs sont célébrés au moment de pâques, tout comme certains animaux réputés pour leur fécondité : poule, poisson, lièvre. L'agneau est également un symbole biblique de croissance des cheptels. Pour les enfants, des oeufs en chocolat et autres friandises sont cachés dans les jardins le matin de Pâques, déposés par les cloches de retour de Rome (dit-on dans la plupart des régions de France) ou par un mystérieux lièvre (en Alsace et dans une partie de la Lorraine, comme dans les pays germaniques et anglo-saxons).

 

Souvenirs

 

le-marque-catimini-10473973woemo_2041.jpgDans mes souvenirs d’enfant, Pâques rime avec pluie. Il me semble qu'à chaque fois que nous partions à la chasse aux œufs, il pleuvait. Il faut dire que maman en profitait pour nous faire porter un ciré aux couleurs toujours vives, avec le chapeau qui allait avec et bien sûr les bottes de la même couleur. C’était toujours un grand moment de bonheur que de partir à cette chasse et de remplir le panier en osier. Même quand la chasse était finie, si j’entendais les cloches, j’étais prête à recommencer.

 

Chronique de Henri Lafitte

Mathurin.com

 Si vous souhaitez prendre connaissance de ses autres chroniques, cliquez sur le lien ci-dessus.

 

Dans sa chronique Mr Lafitte exprime tout à fait ce que je ressens par rapport à l'alerte météo que nous avons eu cette semaine.

 

Chronique du 4 avril 2012

par Henri Lafitte ⋅

Alerte-tsunami.pngÀ entendre le bulletin d’alerte de la Préfecture au JT le 3 avril 2012, je me suis dit que quelque chose avait bel et bien changé sur notre rocher de Terre-Neuvas. « En raison du bulletin d’alerte établi par METEO France ce mardi 3 avril, prévoyant pour la soirée des pluies verglaçantes, la préfecture appelle la population à la prudence lors de ses déplacements. Des points de situation du réseau routier seront établis par les services de la DTAM et diffusés sur les ondes radio. »

Il a winé et il a plu à Saint-Pierre et Miquelon. Et ce matin, ça ne wine plus et pas de verglas. Qu’il y en aurait eu, cela aurait amené le mutant à quatre roues que nous sommes à jouer du grattoir sur les pare-brise. Et alors ? Geste machinal, en somme, tellement dans les mœurs désormais. Faut-il nous prendre pour des extra-terrestres qui découvriraient pour la première fois qu’une île est entourée d’eau ? Faut-il avoir la pétoche pour la moindre pétuche ? As-tu pris le temps de prendre la direction du vent pendant l’Évangile des Rameaux ? N’as-tu pas oublié tes vrais repères, ô mécréant ? As-tu fermé la porte du tambour ? (C’est vrai qu’il y en a de moins en moins) Et ta double porte ? (pareil) Et le vasistas ?

À quand les alertes ultérieures pour les coups de soleil intempestifs ? C’est plus rare, certes, surtout au mois d’avril. Tant pis pour toi si tu t’es découvert d’un fil ! On te l’avait bien dit. Peut-on savoir où le danger réside ? Sur les trottoirs crevassés de la Pointe aux canons où l’on risque à tout moment de se tordre les chevilles ? Alerte ! Sur les crottes de chiens devant les affûts ? Dans les urnes ? Dans l’air que tu respires et pour lequel on ne t’annonce rien par vent de suète ? Dans le « dormez en paix, braves gens » ? « Bonnes gens ! c’est le Destin qui passe / Dans vos rues, pendant que vous dormez » comme le chantait Marc Robine. Et qu’est-ce que tu feras le jour où on t’annoncera un tsunami ?

 

Humour

 

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Réaction,

 

4cbd19ee-777a-11e1-a35e-3dedf9a00962-493x328.jpgDes drames en France et de part le monde, il y en a tous les jours. Il suffit d'écouter les infos pour avoir la rubrique des chiens écrasés !!! Je voudrais juste réagir sur le drame qui a eu lieu l'autre jour avec ce jeune qui a pris l'arme de son père et qui a tué un enfant de 9 ans. Que des parents aient des armes ne me choquent pas. Mais qu'ils soient inconscients au point de ne pas les mettre sous clés m'indignent profondément. Quel est l'enfant qui profitant de l'abscence des parents, n'a pas été fouiller dans leurs affaires ? Mon époux a des armes à la maison, qui sont déclarées et qui sont enfermées dans un coffre fort !!! Il me semble que c'est simplement du bon sens.

 

Recette

 

Morue Fumée

 

smoked-cod-fish-thumb99220.jpgN'étant pas sûre que vous trouviez de la morue fumée ou églefin fumé en métropole, vous pouvez utiliser tout simplement du haddock fumé.

Vous prenez un beau filet que vous découpez en petits cubes.

Vous préparez de pommes de terre sautées, quand celles-ci sont pratiquement cuites, vous rajouter vos cubes de poissons fumés que vous mélangez avec vos pommes de terre. Vous ne rajoutez pas de sel car le poisson fumé est déjà fort en goût. Vous rajoutez simplement du persil et du poivre. Et voilà c'est prêt. Vous n'avez plus qu'à servir accompagné d'une bonne salade verte et le tour est joué. Bon appétit.

 

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J'espère que vous aurez pris plaisir à lire les nouveaux Echos d'Alhemax.

 

 

Ag

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